MIEL ET OGM
Le miel avec des traces d'OGM ne peut être commercialisé sans autorisation
> La présence dans du miel, même infime, de pollen issu de maïs génétiquement modifié empêche sa commercialisation sans autorisation préalable, a estimé mercredi l'avocat général de la Cour européenne de justice(Cej), appelant ainsi à durcir les règles en vigueur.
> « La présence involontaire, même en quantité infime, dans du miel, de pollen issu de la variété de maïs Mon810 a pour conséquence que ce miel doit faire l'objet d'une autorisation de mise sur le marché », a soutenu Yves Bot. « Une denrée alimentaire contenant du matériel issu d'une plante génétiquement modifiée, que celui-ci y soit inclus de manière intentionnelle ou non, doit toujours être qualifiée de denrée produite à partir d'Ogm », a-t-il ajouté dans ses conclusions.
> La justice européenne est appelée à se prononcer dans un différend qui oppose un apiculteur allemand au Land de Bavière (sud de l'Allemagne), propriétaire de terrains sur lesquels du maïs Mon810 (un Ogm du groupe américain Monsanto) a été cultivé à des fins de recherche au cours de ces dernières années. En 2005, des traces du Mon810 ont été découvertes dans le miel et le pollen produits par cet apiculteur dont les ruches se trouvaient à proximité des terrains du Land de Bavière. Estimant que la présence de résidus du Mon810 a rendu ses produits apicoles impropres à la commercialisation et à la consommation, l'apiculteur a entamé des poursuites judiciaires contre le Land de Bavière.
L'étiquetage « avec OGM » n'est pas obligatoire en cas de présence « fortuite » d'Ogm
> Saisi de ce litige, un tribunal administratif allemand a demandé à la Cej si du miel contenant du pollen de maïs Mon810 nécessite une autorisation de mise sur le marché en tant que denrée alimentaire produite à partir d'Ogm. Si la Cej suit les recommandations de M. Bot cela pourrait apporter de l'eau au moulin à ceux qui contestent la culture des plantes Ogm et modifier les règles en vigueur actuellement. Jusqu'à présent, un règlement de l'UE impose que les produits soient étiquetés « avec OGM » seulement s'ils contiennent 0,9 % ou plus d'Ogm.
> Selon ce texte, l'étiquetage « avec OGM » n'est pas obligatoire en cas de présence « fortuite » d'Ogm ou « techniquement inévitable » par pollinisation par exemple. L'avis de l'avocat général de la Cour n'est pas contraignant mais, dans 80 % des affaires, les juges de Luxembourg vont dans le même sens que lui quand ils rendent leur arrêt.
AFP
FRELON ASIATIQUE
Les apiculteurs apprennent à vivre avec le frelon asiatique
> Les apiculteurs de Midi-Pyrénées, deuxième région attaquée par le frelon asiatique après l'Aquitaine en 2004, apprennent à vivre avec ce prédateur de leurs abeilles et à en limiter les dégâts, à défaut de pouvoir espérer encore éradiquer l'envahisseur.
> La pression de « vespa velutina », son nom scientifique, n'a cessé de monter depuis 2007 dans la région puis dans tout le quart sud-ouest de la France, constataient mardi les représentants des départements de Midi-Pyrénées réunis au siège de l'Adam (Association de développement de l'apiculture en Midi-Pyrénées) à Auzeville, près de Toulouse. Si le représentant du Groupement de défense sanitaire (Gds) des apiculteurs du Lot Michel Bétaille sonne le tocsin en annonçant plus de mille nids dans son département particulièrement touché, Roland Martinand, du Tarn, lance blasé : « On a arrêté de compter ». D'autres relativisent désormais les nuisances du frelon asiatique en dressant le bilan de 2010. « Il y a beaucoup d'autres problèmes affectant nos ruches : les virus, les acariens comme la varoise, les insecticides, et on a du mal à chiffrer précisément ce qui est imputable au frelon dans les dégâts subis », déclare Virginie Britten, ingénieur à l'Adam, animatrice de la réunion.
« Il entre et fait un carnage de larves et de miel »
> Vraisemblablement arrivé à Bordeaux dans les soutes d'un bateau en 2003, ce petit frelon de couleur brune se régale depuis des insectes locaux, en particulier des abeilles. Il les attaque à la sortie de la ruche, leur coupe la tête et garde le thorax pour nourrir ses larves. « Quand la ruche est suffisamment affaiblie, à la fin de l'été, il entre et fait un carnage de larves et de miel : il a tout, les protéines et le sucre », explique Mme Britten. Quand ils ne détruisent pas une ruche, les frelons perturbent au moins sa vie : occupées à se défendre, les abeilles ne font plus de provisions et la ruche peut ne pas passer l'hiver, expliquent les apiculteurs. Les ruchers de moins de dix ruches sont les plus fragiles, selon l'Adam. « Les professionnels, avec plus de 400 ruches, sont moins touchés. Ils les déplacent et les regroupent pour l'hivernage », remarque Jean-Pierre Pichayrou, du Tarn-et-Garonne.
> Les professionnels brillaient par leur absence mardi, à la différence des amateurs avertis, qui exploitent parfois cinquante ruches, comme M. Pichayrou. Tous veulent « réduire la pression » du prédateur en visant particulièrement les femelles fondatrices, les seules qui survivent à l'hiver. L'intérêt des pièges fait débat, mais l'Adam recommande au moins d'installer près des ruchers des bouteilles contenant des jus sucrés ou fermentés qui n'intéressent pas les abeilles. « Il n'y a pas de pièges sélectifs. Il faut se limiter à la période février-fin avril pour ne pas attraper d'autres insectes, et surtout il ne faut pas utiliser d'insecticide », avertit Mme Britten.
Les pompiers n'interviennent plus depuis des années
> Quant aux destructions de nids, la plupart se disent échaudés par l'attitude de l'Etat, qui n'a toujours pas classé le frelon asiatique comme nuisible, et déclarent avec M. Martinand : « On n'agira que chez nous, pas sur la voie publique, ce n'est pas de notre ressort ». Ces nids se situent souvent dans les arbres à 10 mètres de haut, parfois sous les toits ou dans les haies. L'Adam va acheter des perches creuses subventionnées par la Région et y projeter du dioxyde de soufre sous pression pour geler les nids et tuer leurs habitants, toujours sans insecticide. A la nuit tombée, pour être sûrs que les frelons sont rentrés.
> Il faudra compter sans les pompiers, qui n'interviennent plus depuis des années, et se méfier de certains désinsectiseurs, car leurs tarifs s'échelonnent de 80 à 2.500 euros par nid, à en croire les apiculteurs.
AFP
REGISTRE D'ELEVAGE 2011
Télécharger le registre d'élevage 2011 su SNA en cliquant ICI
QUESTIONNAIRE FNOSAD SUR LES TROUBLES APICOLES
En cas de constat de mortalité nous vous incitons fortement à renseigner le questionnaire FNOSAD à l'adresse suivante :http://tbvaleurs.free.fr/FNOSAD-troubles-apicoles.htm
APPELLATION MONTAGNE
Cette appellation est très utilisée du fait de la symbolique attachée au mot montagne, synonyme de nature préservée et de pureté, Elte est aussi très prisée par le consommateur, local ou touriste de passage, à la recherche de produits naturels. C'est de ce fait une valeur commerciale sûre. Tant mieux pour ceux qui peuvent en bénéficier. Si tout apiculteur peut commercialiser ses miels sous l'appellation qu'il veut ("miel toutes fleurs" - "miel de bruyère" etc...) est sous sa responsabilité bien sûr, il en est un qui fait exception : l'appellation montagne justement. C'est en effet une appellation administrative : la "loi montagne" définit des critères et des territoires permettant cette appellation. En dehors, elle est interdite.
Que dit la loi ? Il s'agit d'un décret (n°200-12 31) daté du 15 décembre 2000 , publié au Journal Officiel du 17 décembre 2000, dont il faut retenir qu'en période de production les ruches doivent être situées en zone de montagne telle définie aux articles 3 et 4 de la loi 85 - 30 du 9 février 1985 relative au développement et à la protection de la montagne et que l'extraction et le conditionnement doivent avoir lieu en zone de montagne.
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Que convient-il de faire pour en bénéficier ? Il faut faire une demande d'obtention de la dénomination "miel de montagne" auprès de la Direction Régionale de l'Agriculture et de ta Forêt Rhône Alpes, 165 rue Garibaldi B.P. 3202 69401 LYON Cedex 03. Un dossier vous sera adressé ; vous aurez à le renseigner et le retourner. Il sera examiné en commission puis soumis à la signature du Préfet de Région.
Les autorisations d'utiliser l'indication "provenance montagne" délivrée antérieurement sont caduques si elles n'ont pas fait l'objet d'une déclaration de mise en conformité auprès du Préfet de Région dans l'année qui a suivi le décret n°2000-1231 du 15 décembre 2000.
INSTALLATION D'UN RUCHER-REGLEMENTATION
Ce que nous dit le code rural :
-Article L206
-Les préfets déterminent, après avis des conseillés généraux, la distance à observer entre les ruches d'abeilles et les propriétés voisines ou la voie publique, sans préjudice de l'action en réparation, s'il ya lieu.
-Article L207
-Les maires prescrivent aux propriétaires de ruches, toutes les mesures qui peuvent assurer la sécurité des personnes, des animaux, et aussi la préservation des récoltes et des fruits.
-A défaut de l'arrêté préfectoral prévu par l’article L211-6, les maires déterminent à quelle distance des habitations, des routes, des voies publiques, les ruchers découverts doivent êtres établis.
-Toutefois ne sont assujetties à aucune prescription de distance les ruches isolées des propriétés voisines ou des chemins publics par un mur, une palissade en planches jointives, une haies vive ou sèche, sans solution de continuité.
-Article L208
-Dans le cas ou les ruches à miel pourraient êtres saisies séparément du fond auquel elles sont attachées, elles ne peuvent être déplacées que pendant les mois de décembre, janvier et février.
-Article L209
-le propriétaire d'un essaim a le droit de le réclamer et de s'en ressaisir, tant qu'il n'a pas cessé de le suivre; autrement l'essaim appartient au propriétaire du terrain sur lequel il s'est fixé.
Il faut donc se reporter a l'arrêté préfectoral du département de la Savoie su 24 Novembre 1992 pour connaître les règles d'installation d'un rucher:
ARRETE PREFECTORAL DU 24 NOVEMBRE 1992 en SAVOIE, les ruches peuplées ne peuvent être placées à moins de :
* 2 mètres des landes, friches, bois, terrains fauchés ou pâturés;
* 5 mètres des terrains cultivés;
* 10 mètres des chemins ruraux et forestiers;
* 15 mètres des voies communales, départementales, nationales;
* 20 mètres des habitations individuelles;
* 100 mètres des habitations collectives ainsi que des établissements à caractère collectif et, ou, recevant du public.
La distance à prendre en compte est celle mesurée de la ruche la plus proche jusqu’à la limite de la propriété voisine ou des murs extérieurs de l’habitation ou de l’établissement.
Ces mesures ne sont pas applicables aux ruchers composés de 9 ruches au maximum implantés dans des zones à forte déclivité et situés à une hauteur minimum de 2m 50 au-dessus des voies, terrains et sommet du faîte des habitations voisines.
Extrait de l’article 207 du Code Rural : « Toutefois, ne sont assujettis à aucune prescription de distance les ruches isolées des propriétés voisines ou des chemins publics par un mur, une palissade en planches jointes, une haie vive ou sèche, sans solution de continuité.
Ces clôtures doivent avoir une hauteur de 2 mètres au dessus du sol et s’étendre sur au moins 2 mètres de chaque côté de la ruche. »
Rappelons qu’en matière d’emplacement de ruchers, la raison et le bon sens ont autant d’importance que la stricte application des textes réglementaires.
IMMATRICULATION DES RUCHERS
Chaque exploitation déclarée reçoit un numéro d’immatriculation permanent composé de six chiffres, dont les deux premiers reproduisent le numéro minéralogique de la Savoie et les quatre autres composant le numéro d’identification du rucher dans le département. Celui-ci doit être reproduit en caractères apparents et indélébiles, d’au moins huit centimètres de hauteur et cinq centimètres de largeur, en ménageant une séparation par un tiret entre les deux groupes de chiffres, sur au moins 10% des ruches ou sur un panneau placé à proximité du rucher. Si la totalité des ruches est identifiée par le numéro d’immatriculation, la hauteur des lettres peut être limitée à trois centimètres.
DEPLACEMENT DE RUCHERS
A l’intérieur du département
Dans le cas d’un déplacement à l’intérieur de la Savoie, il suffit de l’indiquer sur le formulaire de déclaration d’emplacement et de déplacement de rucher qui doit être rempli cette année. Les apiculteurs transhumant régulièrement à l’intérieur du département doivent le signaler chaque année.
A l’extérieur du département
Hors transhumance pastorale : tout déplacement de rucher hors du département s’effectue sous couvert d’un certificat sanitaire et de provenance valable 48 heures (visite d’un agent sanitaire datant de moins de 15 jours).
Transhumance pastorale : tout propriétaire ou détenteur de ruches doit pour les déplacer à l’extérieur du département de la Savoie être titulaire d’une carte d’apiculteur pastoral.Cette carte peut être de deux types : carte d’apiculteur pastoral attestée ou carte d’apiculteur pastoral contractuelle (renseignements concernant le mode de délivrance de ces cartes auprès du GDSA, N° tél. : 04.79.69.90.30).
VENTE DE REINES ET D’ESSAIMS
Les ventes d’essaims et de reines s’effectuent sous couvert d’un certificat sanitaire et deprovenance délivré sur présentation d’une attestation sanitaire établie par un assistant sanitaire apicole et d’un engagement de l’apiculteur de traiter contre la varroase l’ensemble de ses ruches, ruchettes de production de reines et chaque essaim avant la vente.
Voilà, à vous de trouver l'emplacement respectant toutes ces conditions pour l'installation de vos colonnies.une fois votre rucher installé, il vous reste à le déclarer aux services vétérinaires de votre département en utilisant le formulaire de déclaration d'emplacement ou de déplacement de rucher, document Cerfa n°50-4471 et l'envoyer à la direction départementale des services vétérinaires, pour la Savoie l'adresse est 312 chemin des Moulins -BP1113 73000 Chambéry.
Mais ce n'est pas fini :
Suivant la note de service de la DGAL ( direction générale de l'alimentation) numéro N2010-8048 du18 février 2010, tout apiculteur doir faire une déclaration annuelle de ses ruches. Cela fait suite au rapport du député de la Haute Savoie Mr Martial Saddier.Cette déclaration doit être remplie sur le formulaire Cerfa 13995 *01 . Attention, ce formulaire doit être renvoyé à la Direction Départementale des Services Vétérinaires seulement après avoir demandé :
- Un numéro NUMAGRIT si votre production de miel est destinée à votre seule consommation familliale
- Un numéro SIRET si une partie de votre production est detinée à la vente.
Ces deux numéros sont à obtenir auprès de la chambre d'agriculture de la Savoie.( voir page Actu-Infos)