FETE DE L'ABEILLE 2017

                           DES NOUVELLES DU FRELON ASIATIQUE

Aout 2017

Téléchargez la dernière newletter concerant le frelon asiatique ICI

                                         NEWSLETTER DU SNA

Aout 2017

Retrouvez la Newsletter du SNA ICI

                                        VISITE DES ETS ISNARD

FEVRIER 2017

 

Le groupement d'achat organise une visite des établissement ISNARD à Thonon Les Bains le 3 Juin 2017.

Au programme: visite , démonstration de gaufrage, fabrication de candi à froid.

Le repas est inclu ainsi qu'une visite d'Yvoire et une croisière en bateau sur le lac Leman.

Télécharger le programme & les modalités d'inscription ICI

          LE SYNDICAT D'APICULTURE DE HAUTE SAVOIE ORGANISE

JANVIER 2017

Le syndicat d'apiculture de Haute Savoie organise une conférence sur la pollution génétique des abeilles autochtones par l'importation de reines hybrides issues d'élevage. Cette conférence aura lieu le 18 février à Amancy à 14h30 dans la salle polyvalente (Rue des Lutins). Elle sera animée par Lionel Garnery. L'entrée est libre.
Tous les adhérents de Savoie qui souhaitent s'informer sur ce sujet seront les bienvenus.Télécharger la présentation du thème de la conférence  ICI  et un reportage de Lionel Garnery concernant l'intérêt de conserver l'abeille noire ICI

                   BRUXELLES DIFERE LA FIN DES NEONICOTINOIDES

JANVIER 2017

 

Vu dans le Monde du 13 janvier 2017 un article concernant la position de Bruxelles sur la fin des néonicotinoides en Europe. Télécharger le ICI

                                         FICHE ADHESION 2017

Télécharger la fiche d'adhésion 2017 en cliquant ICI

Complétez les informations demandées , notez le nombre de ruches à déclarer, abonnez vous a l'Abeille de France pour avoir les dernières informations apicoles.

Reportez vous a la section la plus proche de chez vous sur la page "Les Sections", envoyez votre adhésion avec le règlement par chèque a l'ordre du Rucher des Allobroges au président de section.

                                   VOYAGE EN ROUMANIE SEPT 2017

Le Rucher des Allobroges organise pour ses adhérents un voyage en Roumanie du 2 au 9 Septembre 2017 sur le thème de la découverte de l'apiculture roumaine et de la tradition de l'apithérapie

Trouvez tous les éléments de ce voyage ICI

                          Aethina tumida- POINT SUR LE DANGER SANITAIRE

DECEMBRE 2016

 

Télécharger les dernières informations sur le bilan de l'infestation en Italie en cliquant ICI

                     VESPA VELUTINA- SUIVI EXPANSION EN EUROPE

 

 

 

                        INFORMATION SUR LE MOUSTIQUE TIGRE

JUILLET 2016

 

Le moustique tigre a été observé en France pour la première fois à partir de 2004 et depuis s'étend progressivement sur le territoire. Il a gagné la région en 2012 et est implanté et actif en Savoie depuis 2014. Face à ce constat, le préfet de Savoie a pris un arrêté préfectoral précisant le plan d'actions départemental mis en œuvre pour lutter contre ce nuisible.

 

Le moustique tigre, aedes albopictus :

 

-        très petite taille,

-        zébrures blanches et noires

-        zone urbaine, pas dans les milieux naturels

-        a besoin d'eau même en très petite quantité

-        présent de mai à novembre

-        se déplace peu

 

Si vous pensez avoir observé un moustique tigre, signaler le à l'adresse suivante :

http://www.signalement-moustique.fr.

 

 

Pourquoi lutter contre le moustique tigre ?

 

-        Très nuisant de par ses piqures : à l'extérieur et pendant la journée (matin et soir surtout)

 

-        Vecteur de maladies : des virus tels que le chikungunya, la dengue et le zika.

Maladies liées à un voyage mais risque de contamination des personnes localement par le moustique tigre aujourd'hui installé dans le département

 

Quels sont les dispositifs de surveillance ?

 

-        Une surveillance du moustique tigre (larves et adultes)

Objectifs : délimiter la zone colonisée et la densité de moustiques présents.

Ces actions sont réalisées par l'entente interdépartementale de démoustication (EID).

 

-        Une surveillance sanitaire : tous les malades atteints de chikungunya, dengue et zika sont déclarés à l'agence régionale de santé (ARS)

Enquête auprès du malade et/ou de son médecin afin de connaitre les lieux fréquentés par le malade pendant la période où il pouvait contaminer des moustiques tigre.

 

Ces informations sont transmises à l'EID qui se rend sur place pour détecter si le moustique tigre est présent dans la zone où est le malade.

Si le moustique tigre est présent : application d'un traitement insecticide

 

Traitement insecticide et protection des abeilles :

 

-        2 conditions obligatoires : personne malade (chikungunya, dengue ou zika) et présence de moustiques tigre.

-        Produit : deltaméthrine ou pyrèthre naturel (agriculture biologique).

Action : système nerveux, nocif pour les abeilles

-        Délais très courts d'intervention : 48 à 72h

-        Zone traitée : périmètre de 200 m autour du patient, sur la voie publique pendant la nuit (4-5h du matin) par nébulisation

 

Afin de protéger les abeilles en cas de traitement, la DDCSPP informera, par tous moyens, les apiculteurs concernés, dès connaissance du périmètre d'application du traitement.

Attention : les délais pour la réalisation du traitement sont très courts dès l'information transmise : de 48 à 72h.

           LES DEPUTES VOTENT L'INTERDICTION DES PESTICIDES

MARS 2016

 

Les députés votent l'interdiction des pesticides tueurs d'abeilles au terme de deux heures de discussion par 30 voix contre 28. Ce texte interdit l'utilisation des pesticides à partir du 1er Septembre 2018 sur l'ensemble des cultures . Celon le Monde du 18 mars, notre ministre de l'agriculture avait envoyé une missive aux députés pour les inciter à refuser l'interdiction des néonicotinoïdes au titre de la distorsion entre l'agriculture française et celle du reste de l'europe et que les solutions de remplacement ne présentent pas de garantie suplémentaire pour les pollinisateurs.

« Les néonicotinoïdes sont arrivés en France en 1994. Depuis lors, environ 300 000 colonies d’abeilles domestiques périssent chaque année, dénonce Henri Clément, porte-parole et ancien président de l’Union nationale de l’apiculture française (l’Unaf). Aujourd’hui il y a plus de  mille enquêtes scientifiques à charge contre eux. » Les apiculteurs visent particulièrement l’imidaclopride – « 7 297 fois plus toxique que le DDT » –, qui est en train de se diffuser largement dans l’environnement. Depuis 2013, cet insecticide est apparu parmi les quinze substances les plus détectées dans les cours d’eau en France, alors qu’il était au-delà du 50e rang cinq ans auparavant.

 

Télécharger le communiqué de presse du ministère de l'agriculture de l'agroalimentaire er de la forêt   ICI

Vous voulez connaître le vote de votre député, ouvrez ce lien : http://mondepute.free.fr/ 

                             PETITION CONTRE LES NEONICOTINOIDES

FEVRIER 2016

 

 

 

L'association "Agir pour l'environnement", en collaboration avec l'UNAF-Union nationale pour l'Apiculture Française, le SNA-Syndicat National d'Apiculture, la FFAP-Fédération Française des Apiculteurs Professionnels, la Confédération Paysanne et Greenpeace vous invitent à signer cette pétition à destination de nos élus pour qu'ils se mobilisent enfin contre les néonicotinoïdes qui empoisonnent la nature, la faune -en particulier les pollinisateurs- et l'humanité;

Cliquez sur le lien : http://neonicotinoides.agirpourlenvironnement.org/>

           OGM Premier vote d'eurodéputés contre l'utilisation d'OGM dans l'alimentation

 

 

 


Communiqué de l'AFP:

 

 

Bruxelles, 13 oct 2015 (AFP) - Le comité Environnement du Parlement européen a voté mardi à Bruxelles contre la proposition de la Commission sur l'utilisation des OGM dans la nourriture humaine et animale, un vote de mauvaise augure pour l'adoption ultérieure de ce texte.

Le comité se prononçait sur une proposition de la Commission qui vise à donner plus de liberté aux Etats membres sur l'utilisation des OGM sur leur territoire, qu'ils auraient la possibilité d'accepter ou non. L'avis du comité est généralement suivi par les eurodéputés en session plénière : le débat et le vote sont prévus le 28 octobre. Le soutien du Parlement est nécessaire pour l'adoption du texte. Ce dernier, dans le même esprit que celui adopté au printemps dernier dans le cadre de la culture des OGM, est loin de faire l'unanimité.

Des Etats membres aux députés, certains craignent notamment pour le principe de libre-circulation des biens au sein de l'Union européenne. « Une majorité claire des députés de la commission parlementaire ne souhaite pas menacer le marché intérieur. Pour nous, la législation existante devrait continuer de s'appliquer, et les États membres devraient endosser leurs responsabilités et prendre une décision au niveau européen, plutôt que d'introduire des interdictions nationales », a déclaré le président du comité de l'Environnement, Giovanni La Via (PPE, centre-droit). La recommandation a été adoptée par 47 voix pour, 3 voix contre et 5 abstentions.

Les inquiétudes vis-à-vis de la proposition de la Commission sont venues de toute part, outre des Européens eux-mêmes : des professionnels de l'agroalimentaire en Europe, des principaux pays exportateurs de produits agricoles, mais aussi des ONG de défense de l'environnement. « Nous rappelons aujourd'hui (au président Jean-Claude Juncker) que laisser aux États membres le choix de refuser individuellement un OGM est non seulement cynique mais également une source d'incertitude juridique ingérable », a observé de son côté Michèle Rivasi, élue Verts-ALE et membre du comité Environnement.

Plusieurs dizaines d'OGM sont actuellement autorisés au sein de l'UE, destinés à l'alimentation humaine ou animale. L'UE est le premier importateur mondial de produits agricoles, très dépendante des importations pour nourrir ses animaux d'élevage. En 2013, l'UE a notamment importé 18,5 millions de tonnes de tourteaux de soja et 13,5 millions de tonnes de graines de soja, soit plus de 60 % de ses besoins en plantes protéagineuses, selon des chiffres de 2013. Ces importations venaient presque entièrement de quatre pays (Brésil, Argentine, Etats-Unis et Paraguay) où le pourcentage de cultures génétiquement modifiées de soja se monte à 90 %. En revanche, très peu de produits génétiquement modifiés se retrouvent dans les rayons des supermarchés européens, ce qui est généralement attribué à la législation en termes d'étiquetage ou encore à la disponibilité des produits sans OGM.

ARGUMENTAIRE CONTRE LES PESTICIDES  REDIGE PAR LE SNA

Ce document a été rédigé par le SNA  , les pesticides néonicotinoïdes font actuellement l'objet d'un débat au sénat , notre syndicat l'a envoyé aux deux sénateurs de la Savoie comme d'autres syndicats départementaux.

 

 

Les néonicotinoïdes sont une famille d’insecticides agissant sur le système nerveux central des

insectes. Ce type de produit est présent sur le marché français depuis 1994. Sous ces dénominations, on trouve les substances actives suivantes : thiaméthoxam, imidaclopride,thiaclopride, dinotéfuran, acétamipride, et clothianidine, qui sont jusqu'à 10.000 fois plus toxiques que le DDT.

Contrairement à d'autres pesticides qui restent sur la surface du feuillage traité, les pesticides systémiques, y compris les néonicotinoïdes et le fipronil, sont repris par la plante et transportés danstous les tissus (feuilles, fleurs, racines et tiges, ainsi que dans le pollen et le nectar).En conséquence de leur usage largement répandu, ces substances sont trouvées dans tous les compartiments de l’environnement : sol, eau et air. La persistance dans les sols, les cours d'eau etles plantes non-cibles est variable mais peut être longue ; par exemple, la demi-vie des néonicotinoïdes dans les sols peut dépasser 1000 jours et ils peuvent persister dans les plantes ligneuses pour des périodes supérieures à un an.

L’évaluation mondiale intégrée (WIA : Worldwide Integrated Assessment) entreprise par le groupe de travail sur les pesticides systémiques (TFSP : Task Force on Systemic Pesticides) a été réalisée pour fournir une analyse complète et indépendante sur ces produits chimiques et leurs impacts sur les écosystèmes et sur la biodiversité, afin d'informer sur les mesures à prendre.

Rassemblant tout ce qui est connu et publié, près de 800 études ont été analysées par une trentaine de chercheurs du monde entier dans les différents champs disciplinaires concernés, de la biologie àla physique, la chimie, la toxicologie.

Les résultats ont été publiés dans le journal à comité de lecture : Environmental Science and Pollution Research (ESPR, Springer)i en 2014.Un extrait des conclusions :

• Les néonicotinoïdes sont persistants - en particulier dans les sols - pendant des mois et,dans certains cas, pendant des années où ils s'accumulent. Cela augmente leurs impacts toxiques en augmentant la durée d'exposition des espèces non cibles.

• Les métabolites des néonicotinoïdes (les composés issus de leur décomposition) sont souvent autant, voire plus toxiques, que les substances actives.

•La combinaison de la persistance (pendant des mois ou des années) et de la solubilité dans l'eau a conduit à la contamination à grande échelle des sols, des eaux de surface et de la végétation traitée (et non traitée) et conduit à l'accumulation dans les sols et les sédiments. Il existe des preuves solides que les sols, les cours d'eau et des plantes dans les milieux agricoles, urbains et les zones de drainage, sont contaminés avec des concentrations environnementales très variables par des mélanges de néonicotinoïdes ou fipronil et de leurs métabolites.

•La biodisponibilité à grande échelle de ces insecticides dans l'environnement mondial est à des niveaux qui sont connus pour induire des effets létaux et sublétaux sur un large éventail de micro-organismes bénéfiques terrestres des sols et aquatiques, des invertébrés et des

vertébrés,. Cette biodisponibilité induit des risques pour le fonctionnement des écosystèmes et les services éco-systémiques fournis par les écosystèmes terrestres et aquatiques, y compris les fonctions des sols et de l’eau douce, comme le recyclage de la matière organique et le cycle des éléments nutritifs, la production alimentaire, la lutte biologique et les services de pollinisation.

•Les pollinisateurs (comme les abeilles) sont exposés à travers, au moins : un contact direct avec les poussières pendant les semailles ; la consommation du pollen, du nectar, des gouttes de guttation, des nectaires extra-floraux, du miellat issu de plantes cultivées et traitées ; l’exposition à l'eau contaminée; la consommation de pollens et de nectar contaminés provenant des fleurs et des arbres sauvages qui poussent près des cultures traitées ou des plans d'eau contaminés. L’étude des réserves dans les colonies d'abeilles à partir d'un éventail d'environnements très varié à travers le monde montre que les colonies sont

régulièrement exposées de manière chronique aux néonicotinoïdes, au fipronil et à leurs métabolites (le plus généralement de l'ordre de 1 à 100 ppb), souvent en combinaison avec d'autres pesticides dont certains sont connus pour agir en synergie avec les néonicotinoïdes.

• Les impacts sur les pollinisateurs sont particulièrement préoccupants. Chez les abeilles, les concentrations réalistes sur le terrain nuisent à la navigation individuelle, l'apprentissage, la collecte de nourriture, la longévité, la résistance aux maladies et la fécondité. Pour les bourdons, les effets irréfutables au niveau de la colonie ont été trouvés chez les colonies exposées chez lesquelles la croissance est plus lente et la production de reines est bien moindre.

L’ensemble des preuves examinées indique que l’échelle actuelle d'utilisation des néonicotinoïdes et du fipronil n'est pas une approche de gestion de la lutte antiparasitaire durable et qu’elle compromet les actions de nombreuses parties prenantes dans le maintien et le soutien de la biodiversité, et par suite, des fonctions et les services écologiques rendus par divers organismes.

 

La Commission européenne a restreint l’utilisation de trois substances actives de la famille des néonicotinoïdes ( clothianidine, thiaméthoxam et imidaclopride), suite à plusieurs avis de l’Agence Européenne de Sécurité des Aliments (AESA), constatant les risques élevés de l’utilisation de ces substances pour les abeilles, 

Cette décision a constitué un premier pas important dans la reconnaissance du rôle de ces molécules dans le déclin des pollinisateurs constaté dans toute l’Europe et dans de nombreuses parties dumonde.

Malgré ce, ces produits restent utilisés sur de très larges surfaces, car les restrictions ne concernent ni les céréales d’hiver (la majorité en France) ni les traitements foliaires après floraison. Les abeilleset pollinisateurs continuent à être exposées (poussières des semis, pollen et nectar des adventices et des cultures suivantes…)

L’abeille et les pollinisateurs sont le vecteur de pollinisation indispensable à la biodiversité etaux rendements des cultures agricoles. La valeur économique de la pollinisation a été estimée à 28,5 milliards de dollars US par an dans l'UEii, 35% de la production mondiale de nourriture est liée aux insectes pollinisateurs.On estime un déficit de 13,4 millions de colonies d’abeilles pour polliniser correctement les cultures européennes et en France à peine de 25 % des colonies nécessaires sont présentes. Il est urgent et nécessaire d’agir.

 

Bien sur les néonicotinoïdes ne sont pas les seuls responsables du déclin des abeilles, mais

lorsqu'elles ne seront plus chroniquement intoxiquées elles réagiront mieux aux autres agressions.

Lorsque l'Italie a interdit leur usage, les mortalités de ruches ont chuté de 37% à 15% en trois ansiii.

Des publications récentes font craindre que ces produits affectent également la santé humaine.

Dans un communiquéiv du 17 décembre 2013, l’AESA déclare que «deux néonicotinoïdes – l'acétamipride et l'imidaclopride – peuvent avoir une incidence sur le développement du système nerveux humain ».Ils peuvent affecter de façon défavorable le développement des neurones et des structures cérébrales associées à des fonctions telles que l'apprentissage et la mémoire.» L’agence canadienne de réglementation sur la lutte antiparasitairev classe la clothianidine, le thiaclopride et le thiaméthoxam comme perturbateurs endocriniens potentiels et indique des effets

suspectés sur la reproduction chez l'animal pour l’acétamipride, la clothianidine et le thiaméthoxam.

L’agence pour la protection de l’environnement des Etats-Unis (US EPA) classe le thiaclopride comme cancérigène probablevi.

 

L’utilisation de ces molécules n’a pas permis une augmentation significative des rendements

pour les agriculteurs :

les rendements du tournesol et du maïs entre 1995 et 2007, n'ont pas été affectés parl'interdiction du Gaucho (Agence Européenne de l'Environnement)vii

sur le blé et le colza, les traitements néonicotinoïdes n'ont pas d'impact notable sur les rendements (étude britannique portant sur 20 ans)viii

aux Etats-Unis, 19 études montrent que les néonicotinoïdes n’ont pas permis une amélioration significative des rendements des cultures.(Center for Food Safety)ix

en Italie, l'interdiction des néonicotinoïdes et du fipronil n'a pas diminué les rendements demaïs (Apenet )x

des chercheurs français ont constaté que l'intensification des cultures ne permettait pas d'augmenter le rendement, voire occasionnait plus de variabilité, pour les cultures hautement dépendantes du service de pollinisationxi

Le document du parlement européen «Existing scientific evidence of the effects ofneonicotinoid pesticides on bees»xii préconise, en substitution aux néonicotinoïdes, larotation des cultures, les méthodes de lutte biologiques (nématodes contre la chrysomèle),une protection des végétaux préventive et non chimique, et la promotion de l'agriculture biologique

La rotation des cultures est efficace pour lutter contre le taupin et la chrysomèlexiii.

Pour les fruits et légumes, il existe suffisamment de méthodes alternatives pour se passer d'insecticides systémiques ( protection filet anti pluie, confusion sexuelle, auxiliaires, répulsif, traitements bio , … ) mais leur coût est souvent plus élevé. Les mesures de verdissement de la PAC, dans le cadre des MAE du 2° pilier, devraient apporter un soutien économique aux agriculteurs qui se lancent dans cette transition vers des solutions autres qu'une réponse chimique aux problèmes rencontrés .

 

L'interdiction des néonicotinoïdes ne sera donc pas la catastrophe annoncée par certains, au contraire elle peut être une stimulation pour une évolution vers un mode de production agroécologique souhaité par le ministre de l'agriculture. De nombreux paysans pratiquant l'agriculture agroécologique, paysanne ou biologique font la preuve qu'une agriculture sans néonicotinoïdes est possible.

Quand un besoin est identifié, les options de lutte antiparasitaire pour éviter l'utilisation desinsecticides néonicotinoïdes sont variées et peuvent inclure la diversification et modification de la rotation des cultures, les dates de plantation, le travail du sol et l'irrigation, l'utilisation des variétés

moins sensibles dans les zones infestées l'application des agents de lutte biologique et en dernier lieu l'utilisation d' insecticides à risque réduit. Ces options sont souvent plus efficaces lorsqu'elles sont appliquées en combinaison dans une stratégie globale de lutte intégrée.

L' Agence Européenne de l'Environnement estime que maintenir l'utilisation généralisée des néonicotinoïdes augmente le risque de préjudice grave pour l'environnement et menace la sécurité alimentairexiv

 

Le parlement néerlandais, sur la base des études montrant l’impact des néonicotinoïdes sur la mortalité élevée des abeilles et l'apparition de lésions cérébrales chez les enfants, a invité le gouvernement néerlandais à adopter un moratoire sur tous les néonicotinoïdes jusqu'à ce qu'il soit établi que les néonicotinoïdes n'ont pas un effet néfaste sur les abeilles et la santé humaine.

 

En vertu de l’article 69 du règlement européen n°1107/200, lorsqu’il apparaît qu’une substance

active est susceptible de constituer un risque grave pour la santé humaine ou animale ou

l’environnement, un Etat membre ou la Commission européenne peuvent engager une procédure

visant à restreindre ou interdire l’utilisation et la vente de la substance.

La France, premier pays agricole de l’Union européenne, s’est fixé pour objectif de devenir

leader de l’agro-écologie et a engagé plusieurs actions à cette fin. Mais malgré les annonces les résultats sont alarmants. Le bilan à mi parcours d'Ecophyto-2018, qui devait réduire de 50% la consommation des pesticides est catastrophique. Des mesures volontaristes s'imposent.

Il est grand temps de prendre des décisions qui permettent de mettre en oeuvre le développement de l'agroécologie voulue par le gouvernement, et de l'agroécologie paysanne pratiquée par de nombreux paysans français qui n'utilisent pas de néonicotinoïdes. Leur interdiction contribuera à cette évolution.

La France a su adopter dès 2012 une position forte pour la protection des pollinisateurs en initiant,et en soutenant jusqu’à son terme, le processus qui a conduit à l’interdiction partielle de trois néonicotinoïdes. Il lui appartient aujourd’hui de poursuivre son action en incitant l’Union européenne à aller plus loin.

 

Le Sénat qui a voté à l'unanimité le rapport d'information de la mission commune sur lespesticides et la santé «Pesticides vers le risque zéro », ne peut pas se satisfaire d'une simple constatation. Il lui appartient de soutenir une résolution qui va dans le sens des recommandations inclues dans ce rapport. 

Cette proposition de résolution vise à inviter le gouvernement français à agir auprès de l’Union européenne pour obtenir un moratoire européen sur l’ensemble des pesticides néonicotinoïdes tant que les risques graves sur l’environnement et la santé humaine ne seront pas écartés.


Télécharger le document original ICI

 

i http://www.tfsp.info/assets/WIA_2015.pdf

ii Lautenbach S, Seppelt R, Liebscher J, Dormann CF (2012) Spatial and Temporal Trends of Global Pollination Benefit. PLoS ONE 7(4): e35954. doi:10.1371/ journal.pone.0035954

iiiApenet (2011a): Unaapi´s synthesis and highlighting of the report on activities and results of the Apenet project

"Effects of coated maize seed on honey bees" 2011:

http://www.reterurale.it/flex/cm/pages/ServeBLOB.php/L/IT/IDPagina/860

v http://www.sagepesticides.qc.ca/Recherche/RechercheMatieres.aspx

/

x Apenet (2011b): Letter to the Agricultural Committee of the European Parliament, 30.sept 2011, Prof. Stefano Maini, APENET, Bologna University, Italy.

xii Existing scientific evidence of the effects of neonicotinoid pesticides on bees. IP/A/ENVI/NT/2012-09, December 2012, PE 492.465

xiiiTaupin Pierre : Terre Net 15/11/2007 www.terre-net.fr/outils/fiches/fichedetail

xiv Late Lessons from early warnings: sciences, precaution, innovation – European Environmental Agency (2013)

http://www.eea.europa.eu/publications/late-lessons-2